Ferme et Forêt

Notre philosophie

Nous croyons que l’agriculture est un point de levier important qui peut permettre aux humains de ne pas simplement survivent mais s’épanouir. Si, nous les humains, pouvons changer la façon dont nous cultivons la terre pour qu’elle se régénère et non dégénère, nous pouvons nous nourrir et faire de cette planète un bel endroit où il fait bon vivre, pour nous et pour toute vie à venir. Nos principes directeurs dans cette aventure sont:

La régénération de l’écosystème

Nous voulons que la santé des 154 acres avec lesquels nous travaillons s’améliore à chaque année.  Les façons de mesurer ce succès inclues: Des matières organiques et une vie dans le sol augmentées, une vie animal et végétale abondante et diversifiée et des forêts plus grandes qui portent le sol et purifie l’air.

Au delà de ce 154 acres, il y a notre maison la planète Terre et la façon dont elle est affectée par ce que nous faisons sur cette ferme.   Nous voulons que l’eau qui quitte cette terre soit plus propre que lorsqu’elle y est entrée. Autant que possible, nous voulons que ce que nous apportons et utilisons à la ferme (emballage, semences, outils, moulée) soient produits en harmonie avec notre vision.  Et nous voulons que ce que la ferme produit (nourriture, fibres, fourrage, carburant, fertilisants, « fermaceutiques », et plaisir) aide les gens à vivre en harmonie avec les écosystèmes autour d’eux.

Le capital social

Nous croyons que “la nourriture locale” ne veut pas seulement dire que les gens créent un lien entre leur nourriture et la terre d’où elle provient, mais aussi avec les personnes qui la font pousser, et les gens avec qui ils la partagent.  Malgré les forces économiques qui séparent les gens dans des entités sociales de plus en plus étroites, la nourriture, elle, a le pouvoir de les rassembler de nouveau.  Une ferme a le potentiel d’être le cœur d’un réseau de voisinage où les gens se rencontre en cultivant, en achetant, en cuisinant, et en mangeant les produits de la terre!

Le bien-être individuel

En plus de contribuer à la santé des écosystèmes et des communautés, nous voulons que cette ferme contribute è la santé des personnes qui mangent ce qu’elle offre. Nous faisons cela en garnissant abondamment notre kiosque de ferme avec:

1. Des variétés sélectionnées pour leur saveur et leur contenu nutritionnel et souvent de semences de variétés traditionnelles ou du patrimoine;

2 . Des aliments récoltés à leur maturité optimale;

3 . Des aliments si frais qu’ils sont presque encore vivant!

En plus des aliments cultivés, nous offrons aussi des aliments sauvages qui portent le contenu nutritionnel à un niveau supérieur.  Les plantes sauvages n’ont pas perdu leurs défenses naturelles, causé par la domestication.  Souvent, les mêmes phytonutriments qui défendent ces superaliments aident également les gens qui les consomment à éloigner la maladie, tout en offrant de merveilleuses saveurs.

En fait, le goût et la valeur nutritive sont les deux côtés d’une même médaille, tout comme la composition d’un aliment qui offre d’un côté de délicieuses saveurs, offre de l’autre des nutriments importants.  Un produit insipide, avec peu de goût, est souvent moins nutritif.  Plein de saveur = plein de santé. Plein de saveur aussi = santé écologique, selon Dan Barber, dans cet entrevue.

La juste part

Pour que les fermes poursuivent les trois principes mentionnés ci-dessus, et ce, pas seulement en marge de la société, les petits agriculteurs ont besoin d’une juste rétribution de leur travail et de leur investissement . Le “commerce équitable” doit être appliqué non seulement à l’étranger, mais aussi ici dans nos communautés.  L’agriculture est un travail essentiel, difficile et qui demande de la main d’oeuvre qualifiée. Au sein de n’importe quel type d’économie juste, l’agriculture se doit d’être une profession bien rémunérée.

Pourtant, depuis plus de 50 ans, les gouvernements ont adopté une politique de “nourriture à bon marché”.  De nos jours, au Canada, 14 % d’un revenu moyen est dépensé pour l’achat de nourriture – l’un des montants les plus faibles au monde.  Donc, cette politique a été un grand succès… pour les consommateurs. Mais pour les agriculteurs, c’est une autre histoire.  Ceci étant dit, même pour les consommateurs, la nourriture paraît peu dispendieuse seulement si on considère le prix au détail.  Les coûts encourus par les communautés, la santé humaine et les écosystèmes de la “nourriture à bon marché”, s’accumulent.  Les consommateurs ont le choix: payer le médecin ou payer le fermier.  Payer le médecin et vous mangez de la nourriture d’hôpital; payer le fermier et vous mangez comme un roi.  À vous de choisir!

Nous avons une vision d’une nouvelle réalité agricole où les fermes régénèrent les écosystèmes, construisent un capital social et contribue au bien-être de l’individu.  Nous voulons que ce type d’agriculture devienne une profession attrayante pour une nouvelle génération de jeunes gens, afin qu’ils puissent contribuer à revitaliser la terre et notre relation avec elle.

Le respect de toute vie

Aucun des principes mentionnés ci-dessus seraient valables si ils étaient accomplis au détriment des autres formes de vie.  Les humains n’ont pas le monopole du respect.  Les animaux dont nous prenons soins nous apportent tous les jours de magnifiques cadeaux; ils ont droit à une vie joyeuse tout en s’affairant à ce qu’ils savent le mieux faire.  Nous partageons également cette terre avec de nombreux animaux sauvages.  Ils ont tous le droit (même ceux qui pourraient manger nos poules!) de vivre leur vie avec un minimum d’influences négatives de notre part, nous les humains.