Nous sommes engagés à pratiquer une agriculture biologique. Cependant, étant donné les frais reliés à la certification, nous n’amorçons pas ce processus pour le moment.
Les aliments sauvages

Nous avons récolté de nombreux aliments sauvages, des pousses de quenouille à l’asclépiade, mais au fil des ans, nous avons réduit notre sélection à quelques-uns de nos préférés : les pousses d’épinettes, l’ortie, les cerises à grappes, le sumac, les prunes sauvages, les baies de genévrier et les pommes sauvages. Nous récoltons certaines de ces plantes sur notre ferme, mais nous nous rendons également chez nos voisins proches pour en cueillir d’autres.
Le sirop d’érable
Notre exploitation de sirop d’érable se distingue par le fait qu’elle est, à notre connaissance, la seule à utiliser à la fois des tuyaux de petit diamètre (3/16) pour la collecte de la sève et des pompes à vide à membrane. Ces tuyaux de 3/16 constituent une innovation récente dans le domaine de la sylviculture de l’érable, qui permet à un vide naturel de se créer dans les conduites de sève situées en pente — et notre érablière est entièrement en pente !
Cependant, au pied des collines, le vide naturel est faible ; nous avons donc installé quelques petites pompes à membrane pour renforcer le vide à cet endroit. Des études ont montré que le vide est essentiel pour obtenir un bon rendement en sève, mais qu’il ne nuit pas aux arbres. C’est pourquoi, pendant la saison de la sève d’érable, nous passons beaucoup de temps à parcourir nos plus de 20 kilomètres de conduites pour réparer la moindre fuite d’air !
Mais notre équipement préféré pour la production de sirop d’érable est sans conteste notre système d’osmose inverse. Il s’agit d’une machine de la taille d’un réfrigérateur qui fait passer la sève à travers une membrane fine, séparant ainsi les trois quarts de l’eau contenue dans la sève et concentrant les sucres restants. La sève, qui entre avec une teneur en sucre de 2 %, en ressort avec une teneur de 8 à 10 %, ce qui permet de réduire considérablement la quantité de bois nécessaire pour l’ébullition, tout en conservant un goût d’érable exceptionnel.
Nous faisons bouillir l’eau au feu de bois, car contrairement au pétrole, le bois de chauffage est considéré comme neutre en carbone (les arbres en croissance absorbent autant de carbone de l’atmosphère qu’ils en rejettent lorsqu’ils sont brûlés). Nous avons la chance d’être en relation avec un arboriculteur local qui dépose ses chutes de bois chez nous, que nous fendons et faisons sécher. Il nous apporte plus qu’il n’en faut, du bois qui finirait autrement à la décharge, pour alimenter notre évaporateur.
La teneur minimale en sucre requise par la loi pour le sirop d’érable fini est de 66 %. Mais nous visons les 67 %, car ce petit pourcentage supplémentaire donne un sirop nettement plus épais et plus savoureux. Nous conditionnons le sirop dans des bouteilles en verre facilement recyclables. Vous pouvez même nous les rapporter : nous les nettoierons et les réutiliserons l’année prochaine !
Les oeufs
Il y a une règle simple dans l’élevage des animaux: plus l’animal est heureux, meilleur pour la santé et plus savoureux sont sa viande, son lait et ses œufs. Le bien-être des animaux nous tient à coeur, pas seulement parce qu’il rencontre ces objectifs, mais nous croyons qu’ils ont droit, eux-aussi, de jouir d’une bonne vie. Les pratiques que nous choisissons pour l’élevage de nos 100 poules pondeuses sont:
• Le poulailler d’hiver offre amplement d’espace pour se déplacer librement, picorer la terre, se percher et pondre leurs œufs dans des nichoirs, et tout cela, sous les rayons du soleil qui entrent par de grandes fenêtres.
• Pendant l’été, les poules picorent dans de grands pâturages et “voyagent” régulièrement vers de nouveaux espaces de terre fraîche où elles trouvent une variété d’aliments vivants et une terre qui n’est pas surchargée de fumier. Cette approche “en pâturage” est de loin plus saine pour la vie des poules, car les poules élevées “en liberté” peuvent parfois être confinée à un espace fixe, dénudé de toute végétation et rempli de fumier.
• Nous veillons à ce que les poules soient protégées des prédateurs à l’aide d’une clôture électrique.
En plus d’un « buffet à volonté » qui consiste d’herbe fraîche, petits vers, insectes, graines et autres trouvailles dans le pâturage, nous utilisons de la moulée certifiée biologique pour nourrir les poules.
Les champignons shiitake
Nous cultivons nos champignons shiitake dans les bois, principalement sur des troncs d’érable à sucre (ainsi que sur quelques troncs de bois de fer). Notre forêt regorge d’érables à sucre, et notre érablière a tout à gagner à être un peu éclaircie.
Nous achetons des semences de shiitake certifiées bio auprès de Field and Forest (nous aimons bien leur nom !). Nous perçons ensuite des trous dans nos bûches fraîchement coupées et y introduisons les semences, que nous recouvrons de cire pour éviter qu’elles ne sèchent.
Les bûches doivent ensuite reposer pendant un an avant d’être prêtes à produire des champignons.
Une fois qu’ils sont prêts, nous les faisons tremper dans l’eau pendant 24 heures. Peu après, les champignons apparaissent ! Nous faisons tremper environ 50 bûches par semaine, en alternance.
Les bûches doivent ensuite reposer à nouveau pendant environ deux mois. Comme les shiitakes ne poussent que pendant les mois les plus chauds, nous pouvons effectuer deux trempages par an. Nous répétons ce processus avec la même bûche pendant environ quatre ans, ou jusqu’à ce qu’elle cesse de produire. La bûche est ensuite fendue, séchée et utilisée comme bois de chauffage pour notre production de sirop d’érable.
Nous organisons souvent des ateliers sur l’inoculation et la culture des shiitakés au mois d’octobre – n’hésitez pas à nous contacter si cela vous intéresse !

